Pour que rien ne s’efface de Catherine Locandro

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Le corps de Liliane Beaulieu, 65 ans, est retrouvé sans vie dans la chambre de bonne qui lui sert de logement. Elle est probablement morte depuis deux mois au milieu de bouteilles vides et de magazines de cinéma. Cette triste fin solitaire n’est que le point final d’une longue déchéance. Liliane a autrefois connu la gloire et les paillettes. En 1967, l’unique film, dans lequel elle a joué, est sélectionné pour le festival de Cannes. Son pseudonyme est Lila Beaulieu et sa beauté enchante les festivaliers. La jeune starlette, qui a fui le salon de coiffure de sa mère, se marie avec le réalisateur du film. Tous deux partent rapidement s’installer à Hollywood. Lila accouche de jumelles et s’ennuie copieusement à côté de la piscine. Aucune offre de travail ne lui est faite. Elle commence à boire, à tromper son mari. Son étoile vacille et elle s’éteindra définitivement après un terrible drame.

« Pour que rien ne s’efface » commence par la fin, par la mort de son héroïne. Devenue anonyme, pitoyable, Lila a peut-être mis fin à ses jours. Mais qui s’en préoccupe ? Catherine Locandro décompose le portrait de Lila à travers douze témoignages : ceux des personnes inconnues à Lila comme l’employé des pompes funèbres qui enlève le corps ou le médecin légiste,  ceux de proches comme son ex-mari, sa fille ou sa petite-fille. Tous apportent un point de vue contrastée sur Lila. Admirée, regrettée, détestée, Lila crée des réactions fort diverses. Cette manière de la présenter souligne bien le fait qu’une vie est constituée de rencontres, d’amour et de haine et que le regard des autres sur nous est toujours subjectif. Malgré une construction habile et une destinée romanesque, je suis restée en dehors du roman de Catherine Locandro en grande partie parce que je n’ai pas été touchée par le personnage de Lila.

« Pour que rien ne s’efface » présente le portrait contrastée et mélancolique d’une ancienne starlette de cinéma. Malgré son intéressante construction, je n’ai pas été emballée par ce roman.

Merci aux éditions Héloïse d’Ormesson.

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