Watership Down de Richard Adams

watershipdown

Le jeune Fyveer a une sombre prémonition : la garenne où il est né va être entièrement détruite. Il ne sait pas comment mais il pressent que cela est imminent. Il en informe son frère Hazel qui prend très au sérieux les rêves de Fyveer. Il décide de quitter la garenne accompagné de quelques autres lapins qu’il aura réussi à convaincre. La troupe part chercher son nouveau territoire sur les hautes terres que Fyveer a décrites à son frère.

Le résumé de ce roman de 544 pages, écrit en 1972, peut paraitre simple mais n’est-ce pas toujours le cas des odyssées, des quêtes ? Celle de notre bande de lapins est bien entendu semée d’embûches, de dangers, de découvertes. Pour réussir, les lapins, qui sont des animaux peureux, devront faire preuve d’ingéniosité et de solidarité. Chaque lapin a une personnalité bien tranchée à l’image de Hazel, le meneur audacieux et plein de courage, ou de Bigwig qui est un ancien soldat dont la force sera très utile à la survie de ses compagnons. Richard Adams crée tout un monde autour de ses lapins, ils ont un vocabulaire propre (comme le terme farfaler que j’ai adoré et qui signifie manger à l’air libre), ils ont également une mythologie. Krik, le soleil, est leur dieu et Shraavilshâ est leur héros mythique. Les lapins se racontent les aventures de ce dernier durant leurs soirées. La ruse, la malice de Shraavilshâ sont une source d’inspiration pour Hazel et ses amis.

« La courte nuit de juin fila comme un rêve. La lumière revint vite sur la colline, mais les lapins ne bougèrent pas. L’aube était passée depuis longtemps et ils dormaient encore, plongés dans le silence le plus profond qu’ils aient jamais connu. De nos jours, les champs et les bois sont très bruyants durant la journée, beaucoup trop pour certains animaux. Les voitures et les tracteurs ne sont jamais bien loin. Le matin, les sons de plusieurs maisonnées résonnent à des centaines de mètres à la ronde. Le chant des oiseaux n’est distinct qu’aux toutes premières lueurs du jour, car peu après, un vacarme incessant envahit les bois. Depuis cinquante ans, le silence des campagnes a peu à peu disparu. Mais là-haut, sur la colline de Watership Down, le murmure du jour était presque imperceptible. » A travers l’odyssée de ses lapins, Richard Adams défend la beauté de la campagne anglaise et dénonce les destructions, les méfaits des hommes. Il y a dans les pages de « Watership Down » de splendides descriptions de la nature et un profond respect pour les cycles de celle-ci et le rythme des saisons. La quête d’une garenne paradisiaque est teintée de combat politique pour la défense de l’environnement, ce qui résonne particulièrement avec les préoccupations qui animent nos sociétés contemporaines.

« Watership Down » est un très, très grand roman à l’instar du « Vent dans les saules » de Kenneth Graham. Les aventures de Hazel et de ses amis m’ont conquise, le roman se dévore et est particulièrement bien mené. L’odyssée de cette troupe de lapins est palpitante et enthousiasmante. Je ne peux que vous inviter instamment à vous balader à Watership Down aux côtés des lapins de Richard Adams.

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17 réflexions sur “Watership Down de Richard Adams

  1. Oui, j’ai une petite tendance à vanter ce roman haut et fort! un des mes chouchous de tous les temps (lu fin des années 90 dans une autre édition, puis relu)

    • Et je te rejoins totalement, ce roman est un trésor et je ne remercierai jamais assez les éditions Monsieur Toussaint Louverture de l’avoir publié.

    • Lorsque tu avais parlé du « Vent dans les saules », j’ai su que ce roman était fait pour moi et qu’il fallait que je le lise de toute urgence ! Deux bijoux de la littérature anglo-saxonne !

  2. Un livre qui ne me disait vraiment rien, mais vu la tonne de billets positifs (et le tien enfonce le clou!) j’ai été bien bête de ne pas le lire!

  3. Il m’est difficilement compréhensible que tu sois enthousiasmée par un roman sur des lapins … Du coup, ma curiosité est sacrément piquée😉

    • Tu me fais penser à mon père qui se demandait ce que l’auteur pouvait raconter autour d’une bande de lapins !!! C’est une odyssée, une aventure palpitante que je n’avais absolument pas envie de lâcher. Et ils sont vraiment très attachants ces petits lapins !

  4. Pingback: A year in England 2016 – Récapitulatif | Plaisirs à cultiver

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