Une demoiselle comme il faut de Barbara Pym

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Dans la proche banlieue de Londres se situe la paroisse du pasteur Mark Ainger et de sa femme Sophie. La petite communauté est mise en émoi par l’arrivée de deux nouvelles personnes : Rupert Stonebird, un anthropologue célibataire et Ianthe Broome, bibliothécaire et également célibataire. Le voisinage ne parle plus que d’eux et de leur possibilité à former un couple. Sophie Ainger aimerait quant à elle que Rupert s’intéresse à sa sœur Pénélope qui se désespère de trouver un mari. Rupert n’a que l’embarras du choix et flirte avec Pénélope et Ianthe dans les kermesses, les ventes de charité, les thés et les voyages organisés par la paroisse. Entre la discrète et sage Ianthe et la sexy et délurée Pénélope, quel sera le choix de Rupert ?

« Une demoiselle comme il faut » a été écrit en 1963 mais il n’a été publié qu’après la mort de Barbara Pym. Comme toujours chez cette auteure, le lecteur est plongé dans une ambiance cosy et très anglaise : une petite paroisse où chacun connaît le détail de la vie de ses voisins et où l’on veut marier tous les célibataires. Mais Barbara Pym ne s’arrête pas à la simple description de la vie provinciale, elle va chercher sous la surface des apparences pour faire ressortir les défauts de chacun. Elle met au jour leur hypocrisie, leurs à priori et leur basse mesquinerie. Chacun se doit de respecter les conventions sociales et de correspondre à l’idée que les autres se font de vous. Ianthe, la demoiselle comme il faut du titre, sera bien la seule à dépasser le carcan imposé par la vie dans cette petite communauté. Elle sera d’ailleurs bien plus audacieuse que Pénélope qui semble pourtant tellement indépendante et sûre d’elle-même. Finalement, le mariage, comme chez Jane Austen, reste le saint Graal des relations sociales et au cœur des préoccupations de la paroisse. Comme Jane Austen, Barbara Pym décrit ses personnages avec beaucoup d’ironie mais également beaucoup de tendresse.

C’est délicieux, douillet, un brin désuet mais c’est toujours un réel plaisir d’évoluer dans le petit monde de Barbara Pym !

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8 réflexions sur “Une demoiselle comme il faut de Barbara Pym

  1. Moi,J’ai tout lu et l’ idée même me déprime. Mariée depuis peu, J’ai sombré dans le désespoir ( un seul jour, ce fut express !) quand j’ai refermé le dernier Barbara Pym. Mon Mister s’est interrogé ( un jour aussi !) sur ma santé mentale.

    • Je pense que je serai comme toi lorsque j’aurais tout lu de Barbara Pym. J’ai moi-même beaucoup déprimée en finissant Jane Austen ou la Recherche du temps perdu ! Heureusement, nous avons toujours la possibilité de relire !

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