William Eggleston, from black and white to color

Le photographe américain William Eggleston est à l’honneur à la Fondation Cartier-Bresson. L’exposition met en valeur son passage du noir et blanc à la couleur. Par ce changement, Eggleston rompt avec la tradition photographique et créa un véritable séisme dans ce milieu. Mais ce passage à la couleur n’est pas la seule transgression du photographe.

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William Eggleston s’intéresse à ce qui l’entoure, au quotidien des gens. Il cherche des territoires nouveaux, inexplorés par la photographie. Il les trouve dans les supermarchés, d’ailleurs sa première photo en couleur est « Supermarket boy with carts » en 1965. Un simple employé de supermarché est au cœur de la photo. La couleur s’impose à lui naturellement, après tout le monde qui nous entoure n’est pas en noir et blanc. Par la suite, Eggleston continue à explorer la banalité du quotidien, le trivial dans des lieux ordinaires comme les bars, les drive-in, les stations essence ou les hôtels mais aussi par le biais des objets comme une tv, un lavabo ou un four. La couleur donne un côté abrupt, un fort réalisme à ces objets du quotidien qui illustrent pour Eggleston l’aliénation de notre monde contemporain.

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Les clichés de Eggleston sont emprunts d’une forte mélancolie. Ils représentent des personnes seules, des objets que l’on vient de laisser, des lieux abandonnés à la décrépitude avancée. La présence de l’homme se sent partout, elle est fantomatique. Le temps semble s’être arrêté dans les images de William Eggleston.

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Ce qui fait également l’originalité de l’œuvre du photographe, ce sont les compositions de ses photos. Il aime à changer de points de vue et en adopte d’audacieux. Nous nous retrouvons au niveau des roues d’une voiture, d’un chien ou carrément au plafond ! Les cadrages sont donc travaillés mais les clichés de Eggleston donnent une impression de spontanéité, ce sont presque des instantanés.

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William Eggleston, qui aura passé sa vie à prendre en photos le Sud des États-Unis où il vit toujours, est un artiste intrigant et passionnant. J’ai découvert grâce à cette exposition une œuvre originale par ses points de vue et par sa manière de traiter le quotidien de ses contemporains. J’espère vous avoir donné envie d’aller faire un tour dans ce beau lieu qu’est la Fondation Cartier-Bresson.

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3 réflexions sur “William Eggleston, from black and white to color

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