Une putain de catastrophe de David Carkeet

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Dans « Le linguiste était presque parfait« , Jeremy Cook, spécialiste du babillage des bébés, avait du mener une enquête après le meurtre d’un de ses collègues de l’institut Wabash dans l’Indiana. Suite à ces évènements, l’institut de linguistique en question a fermé. Notre pauvre Jeremy se retrouve donc sans emploi. La linguistique ne semblant plus intéressée par ses recherches, Jeremy Cook se voit contraint à répondre à l’annonce sibylline de l’agence Pillow à St Louis, Mississippi. Après avoir rencontré quelques difficultés à obtenir un entretien avec son futur employeur, notre linguiste chevronné apprend enfin le but de l’agence : « Vous comprenez, Jeremy, je crois en l’amour. C’est tout nouveau pour moi, et c’est cette croyance qui a poussé l’agence Pillow dans une nouvelle et surprenante direction. L’agence Pillow vient en aide aux couples mariés. Notre spécialité : les unions souffrant de troubles linguistiques. C’est là que nos linguistes retroussent leurs manches et se mettent au boulot. Ils envahissent littéralement le mariage. Les Wilson sont dans une impasse linguistique. Vous, Jeremy, investirez leur mariage. Vous allez, pour ainsi dire, bivouaquer sur leur champ de bataille conjugal. » Et voilà notre pauvre Jeremy qui emménage chez Beth et Dan Wilson pour recoller les morceaux de leur couple en péril à l’aide de la grammaire !

« Une putain de catastrophe » est le deuxième volet de la trilogie consacrée à Jeremy Cook que les éditions Toussaint Louverture ont la bonne idée de rééditer. Le titre vient de « Zorba le grec », le film mais je suppose également le roman, où le héros  qualifie le mariage et les enfants comme une putain de catastrophe. Et c’est à cela que va devoir s’atteler notre cher linguiste. Il s’incruste dans la maison des Wilson, épie toutes les discussions, guette chaque silence, chaque onomatopée. Il est aidé dans cette tâche ardue par le manuel Pillow, enfin aider, c’est un bien grand mot puisque les messages du livre sont succincts : « Observez. Ne dites rien »,  « Mrs Pillow » ou encore « Pillow ». Ce qui permet à Jeremy de copieusement s’énerver contre le créateur de cette méthode atypique. Il faut souligner l’infinie patience et bonne volonté des Wilson qui subissent cette thérapie linguistique. Celle-ci, comme vous l’aurez compris, est  totalement farfelue et aussi à côté de la plaque que Jeremy Cook ! Ce dernier était plus à l’aise avec les nourrissons, d’autant plus que ses qualités de linguiste ont été remise en cause au début de cette nouvelle aventure (un problème d’adverbe chez les indiens kickapoos…).  Reprendra-t-il confiance en lui ? C’est ce que nous dira le dernier volume de ses péripéties fantasques !

Voilà un livre léger, agréable à lire et qui finalement en dit assez long sur l’importance du langage dans une relation amoureuse. J’attends la suite !

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19 réflexions sur “Une putain de catastrophe de David Carkeet

    • C’est effectivement bien loufoque comme le premier volet ! Il faut dire aussi que prendre comme héros un linguiste, ça aide pour la bizarrerie !

  1. Je viens justement de le terminer ! Un pur régal, de nouveau, même si je garde peut-être une préférence pour le premier volet des aventures de Cook… Mais j’ai failli mourir de rire lors du premier rendez-vous galant organisé par Pillow !

    • Je suis comme toi, je garde une préférence pour le premier malgré tout. C’est vrai que je n’ai pas parlé des rendez-vous de Jeremy organisé par Pillow !!! De grands moments !

  2. Le premier m’avait un peu déçue (mais j’aime bien quand c’est pur linguiste), alors je pourrais voir ça quand même!

  3. Je vais chercher mon crayon pour noter les deux, Le linguiste et celui ci. Parce que ça parle de lange et parce que c’est léger; et vu les commentaires précédents!

    • Il est tout aussi original comme le résumé aura pu t’en convaincre. La linguiste et le couple pourrait en être le sous-titre et notre cher Jeremy est toujours à côté de la plaque !

  4. J’adore l’idée, je suppose qu’il faut commencer par le premier tome non?!
    Le héros (enfin manière de parler) m’a l’air bien à la ramasse et bien malchanceux quand même, je pense qu’il peut me plaire 😉
    Noté

  5. Pingback: Billet récapitulatif du mois américain 2014 | Plaisirs à cultiver

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