Calico Joe de John Grisham

calico

Paul Tracey apprend que son père, Warren, a un cancer incurable. Cela faisait des années qu’il n’avait pas eu de nouvelles. Warren était un père violent, indifférent et coureur de jupons. Après le divorce de ses parents, Paul n’eut que peu de contacts avec son géniteur. Pourtant, un lien aurait pu les unir : leur passion pour la base-ball. Warren Tracey était lanceur chez les Mets de New York à la fin de sa carrière. Paul connaissait toutes les statistiques des grands joueurs, collectionnait les articles des journaux. A l’été 1973, tout le pays a les yeux braqués sur un jeun joueur : « Calico » Joe. Ce dernier joue avec les Cubs de Chicago, il vient d’être recruté comme batteur et il fait sensation. Il pulvérise tous les records en quelques matchs. Il devient l’idole de toute une nation et surtout celle de Paul. Fin août 73, les Cubs se déplacent à New York pour affronter les Mets. Paul voit donc s’affronter son père et son idole. Il va également vivre le moment le plus traumatisant de son enfance.

Le roman de John Grisham commençait bien. Alternant entre le présent et l’été 73, on découvre petit à petit l’évènement qui marqua les esprits des américains et du jeune Paul. La patte du roi du thriller se fait sentir, il mène le début de son roman avec maîtrise et aiguise notre curiosité. Ne pas réellement connaître les règles du base-ball (expliquées en introduction par l’auteur lui-même) , n’empêche pas de comprendre l’essentiel de l’intrigue et que « Calico » Joe est un joueur d’exception.

Mais une fois le match des Cubs contre les Mets passé, on tombe dans une histoire de rédemption comme les américains en raffolent. Et ce qui est encore plus regrettable, c’est que John Grisham nous inflige une happy end avec pardon et réconciliation. Les bons sentiments ne font pas souvent de bons romans et celui-ci en est encore la preuve.

« Calico Joe » se lit facilement et rapidement mais la fin est beaucoup trop prévisible et trop larmoyante pour me satisfaire.

Merci aux éditions Robert-Laffont.

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6 réflexions sur “Calico Joe de John Grisham

    • Une fin bien trop hollywoodienne pour mon goût personnel et peu de rebondissements, c’est dommage car j’avais pris plaisir à lire « L’affaire Pélican » ou « La firme ». Ce sont de bons thrillers bien menés.

    • Oui, le début était intéressant et il y avait un vrai suspens mais la fin est vraiment décevante. Il vaut mieux qu’il reprenne ses thrillers dans le milieu des avocats.

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