Le linguiste était presque parfait de David Carkeet

linguiste

Jeremy Cook est un jeune et brillant linguiste qui travaille à l’institut Wabash, un ancien centre pénitencier reconverti en centre de recherche. L’institut se concentre sur l’étude du langage (ou plutôt des babillements) des enfants en bas âge. C’est ainsi que Jeremy Cook se retrouve à étudier les interprétations et les intonations du terme m’boui. Un son qui n’a l’air de rien mais qui est riche en significations.

Notre fin linguiste va rapidement se retrouver confronté à deux problèmes. Le premier est que quelqu’un l’a traité de trou du cul devant la nouvelle et ravissante assistante de puériculture. Jeremy se pensait apprécié de tous ses collègues (mais ce n’est pas réciproque !), le voilà bien déçu et perplexe. Son ego en prend un sacré coup. Son deuxième problème est la découverte du cadavre d’Arthur Stiph, un autre linguiste, dans son bureau. Jeremy Cook fait figure de suspect numéro 1 pour le commandant Leaf, imposant et surprenant policier chargé de l’enquête. Pour résoudre ces deux problèmes essentiels (surtout le premier…), Jeremy n’a pas d’autre alternative que de se mettre à enquêter sur les membres de l’institut Wabash.

« Le linguiste était presque parfait » a été publié en 1980 aux États-Unis et il s’agit du premier volet d’une trilogie dont Jeremy Cook est le héros. Nous sommes ici à mi-chemin entre le campus novel et le whodunit. L’institut Wabash est un bâtiment circulaire où l’on peut s’observer, ou s’espionner facilement. L’enquête s’y déroule en grande partie, presque en huis clos à la manière d’Agatha Christie. Tout le monde est suspect et tout le monde suspecte son voisin ! Les investigations de Jeremy vont rapidement devenir totalement burlesques puisque, en bon linguiste, elles seront uniquement basées sur le langage. Ce qui occasionne  jeux de mot, incompréhension et règlements de compte collectifs ! Les linguistes ne sont pas tendres entre eux. L’enquête importe finalement moins que le travail sur la langue et l’importance du choix des mots, des intonations, des silences.

Notre pauvre Jeremy Cook se retrouve embarqué dans des péripéties de plus en plus loufoques au fil des pages, mais pour notre plus grand bonheur. Ce roman fluide et agréable à lire ferait un parfait compagnon de vacances. J’attends dorénavant la suite des aventures de Jeremy Cook.

Merci à Babelio et aux éditions Monsieur Toussaint Louverture pour cette délicieuse lecture.

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13 réflexions sur “Le linguiste était presque parfait de David Carkeet

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