Saison de lumière de Francesca Kay

saison de lumière

« Saison de lumière » est la biographie fictive de l’artiste Jennet Mallow née en 1924 dans le Yorkshire. Son enfance se passe à la campagne entre son père pasteur et sa mère qui regrette sa Jamaïque natale. Attirée très tôt par le dessin et la peinture, Jennet fait ses études aux Beaux-Arts de Londres. C’est là qu’elle rencontre le séduisant et mystérieux David Heaton. Jennet tombe enceinte et est obligée par ses parents à épouser David. Les premiers temps sont difficiles : manque d’argent, grisaille londonienne démoralisante, alcool et drogue pour David. Jennet se sent totalement piégée par son nouveau rôle de mère et de femme au foyer. Il lui est impossible de peindre et elle décide d’emmener sa famille (un garçon et deux filles) en Espagne où la lumière éclabousse les paysages. Jennet se remet à peindre et commence à créer de grandes oeuvres. Mais David finit par s’ennuyer, les soirées londoniennes lui manquent et les galeristes réclament le couple d’artiste. La famille rejoint alors la sombre lumière de l’Angleterre pour le pire et le meilleur.

Ce premier roman de Francisca Kay ne m’a pas totalement convaincu. Je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage central. Jennet était pourtant un beau personnage complexe, tiraillée perpétuellement entre sa peinture et sa famille. Elle aimerait être une mère présente et attentive mais elle en est parfaitement incapable. Sa vocation d’artiste la rend égoïste, elle parle de ses enfants comme des entraves, des poids l’empêchant de peindre. Jennet passe de l’ombre à la lumière en vivant des moments difficiles. Et pourtant je n’ai ressenti aucune empathie, le personnage reste assez froid et nous avec ! Sa psychologie manque d’épaisseur et de souffle pour convaincre complètement.

Néanmoins, il faut souligner la qualité d’écriture de Francisca Kay. Elle possède une plume très sensitive qui réussit brillamment à décrire la lumière, la couleur et les paysages qui inspirent Jennet. Les peintures et leur processus créatif sont bien rendus et crédibles. A chacun de se recomposer les toiles dans sa tête en fonction de sa sensibilité. Les œuvres de Jennet existent finalement plus que leur créatrice !

« Néanmoins, quel lieu devait-elle faire sien ? Il y avait les paysages du souvenir et les paysages du désir. Le va-et-vient rythmique des vallées du Yorkshire, les champs moussus et les douces tonalités brun-roux des fougères séchées, le chant de l’alouette et du courlis. Ou les contours des algues gravés sur un ciel crépusculaire, les embruns sur la mer cornouaillaise prenant leur envol et devenant oiseaux. Ou les rochers et le sable et l’eau délavés de toute couleur par la brutalité du soleil, miroitant dans l’atmosphère embrumée de chaleur. « 

Une belle écriture poétique qui ne réussit pourtant pas à faire de ce livre un coup de cœur, je suis restée sur ma faim avec les personnages.

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Saison de lumière par Francesca Kay
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