Le club du suicide de Robert Louis Stevenson

« Le club du suicide » comporte trois nouvelles de Robert Louis Stevenson. La première s’intitule « Le jeune homme aux tartelettes à la crème ». Le prince de Bohême Florizel est en voyage à Londres et s’ennuie quelque peu. Pour chasser son humeur mélancolique, il décide d’organiser une expédition nocturne avec le fidèle colonel Geraldine. Durant cette escapade, les deux hommes rencontrent un jeune homme proposant des tartes à la crème aux passants. Ils sympathisent et le jeune homme explique qu’il est ruiné, une seule issue lui reste : le suicide. « Je serais incapable de m’appuyer un pistolet sur la tempe et de presser la détente ; il y a quelque chose de plus fort que moi qui m’en empêche ; et bien que j’aie la vie en horreur, je n’ai pas en moi le courage physique nécessaire pour affronter la mort et en finir. C’est pour des gens comme moi, et pour ceux qui sont au bout du rouleau mais qui ont peur du scandale posthume, que le Club du Suicide a été fondé. » Intrigués, Florizel et Geraldine suivent le jeune homme. Ils découvriront vite l’horreur de ce club où chacun peut devenir victime ou assassin.

La deuxième nouvelle, « Le docteur et la malle de Saragota », se situe à Paris. Un jeune américain naïf pense avoir un rendez-vous galant avec une mystérieuse et séduisante inconnue. Celle-ci lui posera un lapin. Le jeune homme, dépité, rentrera à son hôtel et découvrira un cadavre dans son lit.

La dernière nouvelle, « Aventure en fiacre », s’ouvre sur des hommes enlevés dans un fiacre et menés à la soirée d’un dénommé Mr Morris. Ce mystérieux personnage sélectionne des hommes solides et fiables pour une mission très particulière.

Les trois histoires sont liées entre elles et sont les différents épisodes de la traque du président du club du suicide par le prince Florizel. Stevenson nous conte là un véritable feuilleton d’aventures avec rebondissements et situations rocambolesques. Il se sert d’archétypes pour ses personnages principaux : le président du club du suicide est le mal incarné et il s’oppose au très respectable et honorable prince Florizel. Ce dernier est accompagné d’un fidèle serviteur, prêt à tout sacrifier pour son prince : le colonel Geraldine. Bien entendu cette poursuite s’achèvera selon le code de l’honneur. Stevenson semble avoir pris beaucoup de plaisir à nous lancer à la suite du fantasque prince Florizel.

L’idée de départ m’a semblé très originale, elle est également très sombre, très pessimiste. Les deux nouvelles suivantes sont résolument tournées vers l’aventure et non dénuées d’humour. Un petit feuilleton bien rythmé et fort agréable.

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9 réflexions sur “Le club du suicide de Robert Louis Stevenson

  1. J’avais bien aimé ! et j’ai été surprise de découvrir encore une nouvelle facette de Stevenson, l’humour noir. En revanche, je ne parlerai pas de trois nouvelles, mais d’une seule nouvelle puisqu’elles toute les mêmes personnages et finalement c’est la même intrigue, non ?

  2. Ca m’a l’air très sympe et plein de cynisme, alors je le lirai certainement lors d’une prochaine « session Steve ». Maintenant quand tu dis qu’il y a de l’humour, je te crois ! 😉 (il y a du progrès, hein?)

  3. @Maggie : Stevenson est vraiment un immense écrivain qui a de nombreuses facettes. « Le club du suicide » est composé de trois courts chapitres et le tout forme une nouvelle. J’aurais dû le présenter comme ça tu as raison.

    @Cryssilda : Je suis fière de toi, tu ne pars plus en courant lorsqu’on te parle de Steve !!! L’idée de départ du club est vraiment originale et sombre, je l’ai trouvée géniale. Tu as aussi « La magicienne » qui est encore meilleure (oui je sais, je t’en ai déjà parlé 1500 fois !!!)

    @Urgonthe : Ce n’est pas moi qui vais te dire le contraire tant j’apprécie l’art de Stevenson. Je ne peux que te conseiller de le lire de manière urgente !

  4. J’avoue que c’est depuis une intervention récente de Michel Le Bris que je le vois d’un tout autre ?il. Je songe même à commencer par L’île au trésor, un roman qui ne m’a jamais attirée plus que ça.

  5. @Urgonthe : Michel Le Bris est toujours très intéressant et il a un goût très sûr. Je n’ai pas encore lu « L’île au trésor » mais j’ai bien entendu envie de le lire, tout me tente chez Stevenson !

  6. J’ai beaucoup aimé, malgré la première nouvelle au thème sordide ça reste très drôle ! Mon billet sur le diamant du rajah ne devrait pas tarder !

  7. @Violette : Folio a eu la bonne idée de publier plusieurs nouvelles de Stevenson dans sa collection 2?. Celle-ci est vraiment originale.

    @Lou : Ce que j’ai aimé c’est justement la noirceur de cette nouvelle et j’ai trouvé les deux autres moins réussies. J’attends ton billet !

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