Le pacte des quatre de Arthur Conan Doyle

« Mon esprit, expliqua-t-il, se révolte contre la stagnation. Qu’on me donne le cryptogramme le plus abscons, l’analyse la plus complexe, et me voilà dans l’atmosphère qui me convient. Je puis alors me passer de stimulants artificiels. Mais je hais la morne routine de l’existence. Je soupire après l’exaltation mentale. C’est pour cette raison que j’ai choisi la profession que j’exerce, ou que j’ai créée plutôt, car je suis le seul homme au monde à l’exercer ».

C’est dans cet état d’inoccupation et d’ennui que nous découvrons Sherlock Holmes au début du « Pacte des quatre ».  Fort heureusement le mystère et l’investigation frappent rapidement à la porte du 221b Baker Street sous la forme de Miss Morstan. Dix ans auparavant, le père de la jeune femme, un militaire revenant des Indes, a disparu à Londres. Quatre ans après, Miss Morstan reçoit dans une petite boîte en carton une grosse perle. Et depuis tous les ans, un paquet arrive chez elle contenant toujours une perle splendide. Sa venue chez Sherlock Holmes fait suite à une missive lui donnant rendez-vous le soir même devant un théâtre. La lettre est signée : votre ami inconnu. Qui est ce mystérieux bienfaiteur ? Est-ce lui qui a envoyé les perles à Miss Morstan ? Et a-t-il un lien avec la disparition du commandant Morstan ?

C’est toujours avec plaisir que je retrouve le duo Holmes/Watson (et j’aime faire partager cette joie avec mes amies même si elles ne le veulent pas !) surtout lorsqu’il s’agit d’une aventure aussi rocambolesque. Il y est question de trahison, d’un magnifique trésor, d’un pacte inviolable passé dans le sang et d’un règlement de compte. Les méchants, un homme à la jambe de bois et un nain venu des Indes (décidément ils sont partout !), sont totalement terrifiants et extrêmement rusés. Leur capture donne lieu à une course épique en canots sur la Tamise. Sherlock Holmes doit déployer des trésors d’intelligence et de déguisements pour arriver à ses fins. Et tout cela se passe sur fond de révolte en Inde contre l’armée britannique, un soupçon d’exotisme pimente la résolution de l’énigme. Cette affaire est d’autant plus intéressante qu’elle va changer la vie de nos deux compères. Le Docteur Watson va en effet trouver l’amour durant l’enquête et quitter le 221b Baker Street.

L’intrigue est complexe et originale, les personnages toujours aussi attachants, je ne suis pas prête d’arrêter de lire les aventures de Sherlock Holmes et son fidèle Watson.  

Lu dans la cadre du mois écossais organisé par Cryssilda et Lou.

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4 réflexions sur “Le pacte des quatre de Arthur Conan Doyle

  1. Pareil que toi (décidément) ! J’en lis un de temps en temps car j’aime beaucoup ce côté justement rocambolesque… parce qu’au final nos deux compères – surtout Sherlock – n’ont pas l’air très humain et l’intrigue semble toujours primer sur les personnages dans ses nouvelles… Celui-ci je ne connaissais pas mais je lirai aussi volontiers…
    Ps : étonnant, il n’y a pas de nain dans cette histoire ?

  2. @Maggie : Là il ne s’agit pas d’une nouvelle et je préfère les romans avec Sherlock. Cela permet à Conan Doyle de développer la personnalité de nos deux compères. Ma chère Maggie, je suis au regret de t’annoncer qu’il y a bel et bien un nain dans cette histoire et qu’il vient d’Inde comme je le précise plus haut. je suis bel et bien harcelée par les nains en littérature !!!

  3. Je suis ravie que tu me l’aies « imposé » 🙂 en revanche j’ai commencé le premier roman (non non je ne lis pas cinquante romans en même temps – « le vent dans les saules », « voyage à reculons en écosse et en angleterre », JM Barrie, Jonathan Coe, Munro et là je vais commencer un nouveau Stevenson…)… bref je disais donc, je suis moins enthousiaste, je fais un blocage sur la 2e partie qui change radicalement de décor, parce que le middle of nowhere des USA m’intéresse bien moins que Londres !

  4. @Lou : Comme je te l’ai dit la dernière fois où nous nous sommes vues, je ne comprends pas comment tu arrives à lire autant de livres à la fois ! Tu dois être en train de lire « Une étude en rouge », j’avais aimé…comme toutes mes lectures holmesques !!! Il faudrait que nous lisions « Ecrit dans le sang » qui est également publié aux éditions Anatolia.

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