Good Lady Ducayne de Mary Elizabeth Braddon

Pour clôturer son Mary Elizabeth Braddon Challenge, Lou nous a proposé de lire une nouvelle en anglais intitulée « Good Lady Ducayne ».

Bella Rolleston est une jeune femme très pauvre qui vit avec sa mère dans un petit logement londonien. Après un mariage malheureux, Mrs Rolleston a du se mettre à travailler pour élever sa fille. Malgré cela les deux femmes s’adorent et tentent de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Arrivée à l’âge adulte, Bella décide de soulager sa mère en cherchant un poste de dame de compagnie. Malheureusement, Bella n’a pas les qualifications recherchées pour ce travail. Sa situation semble plutôt mal engagée jusqu’à ce qu’elle rencontre Lady Ducayne. Cette lady, très âgée et très flétrie, recherche une jeune femme en bonne santé pour l’accompagner en Italie. Elle choisit Bella et lui offre un salaire très élevé. La jeune femme ne peut qu’accepter une telle proposition. En Italie, Bella est éblouie par la beauté des paysages et par la libéralité de Lady Ducayne qui ne lui demande que peu de travail. Les choses prennent un tour inquiétant lorsque Bella apprend que les dames de compagnie précédentes de Lady Ducayne sont toutes mortes. Bella, elle-même,  semble brusquement manquer de vitalité …

Avec cette nouvelle, Mary Elizabeth Braddon revisite le mythe du vampire. Bella se réveille avec des piqûres aux bras. Lady Ducayne lui explique qu’il s’agit de moustiques qui semblent particulièrement voraces étant donné la taille des plaies ! Mais un jeune médecin, séjournant dans le même hôtel que Bella, comprend rapidement qu’il s’agit de prises de sang faites sous chloroforme durant le sommeil de Bella. Le vampirisme se médicalise ! D’ailleurs Lady Ducayne n’est pas tout à fait un vampire. Sa préoccupation est elle aussi très moderne : prolonger sa vie à tout prix. Et elle paye son médecin excessivement cher pour qu’il trouve un élixir miracle.

Subrepticement dans sa nouvelle fantastique, Mary Elizabeth Braddon nous parle de la condition des femmes et des problèmes de classes sociales. La soeur du jeune médecin lui glisse à plusieurs reprises : « No young man can afford to marry a penniless girl nowadays. Life is too expensive. » Mais le jeune homme est lui aussi très moderne. La vie de médecin dans un hôpital lui a appris que la maladie faisait fi du rang social. Le corps souffrant est finalement le même biologiquement, la richesse ou la pauvreté n’y change rien. Et le médecin soigne sans différenciation les nobles et les démunis.

Cette nouvelle de Mary Elizabeth Braddon se lit agréablement et assez facilement en anglais. Mrs Braddon n’est pas restée cantonnée au mythe traditionnel du vampire et l’a modernisé de manière originale. Habituée aux romans gothiques, elle réussit néanmoins à innover et à surprendre son lecteur. Une bonne raison pour se replonger dans sa grammaire anglaise !

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7 réflexions sur “Good Lady Ducayne de Mary Elizabeth Braddon

  1. Encore un roman de Braddon qui me tente beaucoup… mon Dieu !!! je le note, je verrai dans 5 ans quand ma PAL aura (peut-être) enfin maigri 😉

  2. Je lirai cette nouvelle quand je maîtriserai la langue anglaise ! Bref, une petite nouvelle qui paraît très attrayante, beaucoup plus que nos vampires modernes (je dis ça à cause du prénom belle, il me semble qu’une autre héroïne assez cruche porte ce prénom !)

  3. @George : Tu peux te permettre de rajouter ce texte à ta PAL, c’est une nouvelle ! Et en plus tu peux la télécharger gratuitement en anglais et en plus elle se lit facilement ! Si après ça tu ne craques pas… 🙂

    @Maggie : Je ne connais pas les vampires modernes, ils ne me semblent pas assez mystérieux et inquiétants. Celui-ci est beaucoup plus amusant. Pour l’anglais, je n’ai pas un très bon niveau et j’ai réussi à la lire. Les tournures de phrases ne sont pas trop compliquées, il faut juste un dico pour le vocabulaire. Tu peux toujours la télécharger pour regarder ce que ça donne.

    @Céline : Si tu lis l’anglais, il n’y a vraiment aucune raison pour ne pas craquer. La nouvelle se lit facilement et tu peux la télécharger gratuitement. Il ne faut surtout pas te priver !

  4. Je ne suis pas tellement tentée par cette nouvelle de Braddon, mais ce n’est pas grave, j’ai encore deux romans dans ma PAL 😉

  5. Pingback: La bonne Lady Duncayne de Mary Elizabeth Braddon | Cecile's Blog

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