Braquage à l'anglaise de Roger Donaldson

Une équipe d’escrocs à la petite semaine réalise un coup énorme : ils dévalisent la salle des coffres-forts d’une banque londonienne en creusant un tunnel depuis un magasin proche. Le butin est de 4 millions de livres sterling. Mais il y a un problème. Les voleurs ont aussi emporté des documents très compromettants : des photos d’une princesse de la couronne britannique en plein ébat, d’autres photos d’éminents hommes politiques se livrant à des jeux érotiques dans un bordel, et enfin un carnet où sont notés les pots-de-vin versés à la police par le roi du porno, truand notoire. C’est à croire que tous les gangsters du coin ont décidé de cacher leurs petits secrets dans la même banque !

C’est que les lascars ont été manipulés. Les services secrets britanniques, par l’intermédiaire d’une amie de la bande, ont mis les petits voyous sur le coup. Ils ne savent pas que le but de la manœuvre est avant tout de récupérer les photos de la princesse. Elles appartiennent à un leader noir des Caraïbes, Michael X, qui cache son business illégal (proxénétisme, drogue…) derrière une façade de militant anticolonialiste. Ces photos lui servant de garde-fou contre les autorités, celles-ci sont bien déterminées à les récupérer pour faire enfin tomber Michael X. Les cambrioleurs vont donc devoir jouer serré avec le MI-5 (ou le MI-6 ?), mais aussi avec les flics ripoux décidés à retrouver le carnet compromettant.

La première partie du film est dans la droite ligne des classiques du genre, avec ses scènes obligées de préparation et de réalisation du cambriolage. C’est ensuite, lorsque les braqueurs prennent conscience de la machination et de la situation délicate dans laquelle ils se trouvent, que tout s’emballe. Nos apprentis cambrioleurs sont plongés jusqu’au cou dans une histoire qui les dépasse, avec à leurs trousses de vrais méchants. Ce qui n’était qu’un « innocent » braquage se transforme en cauchemar, avec affaire d’Etat et corruption de policiers à la clé. Les manipulés se font alors manipulateurs, et doivent habilement manœuvrer pour ne pas laisser trop de plumes dans cette affaire. Car l’enjeu est de sauver sa liberté, et sa peau.

Le film est basé sur une histoire vraie, le braquage de la Lloyd’s Bank sur Baker street en 1971. Le scénario tiré de ce fait divers mêle admirablement humour, action, suspens et espionnage. La réalisation haletante tient le spectateur en haleine. Un excellent divertissement.

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