Le mois anglais saison 4

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Le mois de juin approche à grands pas et c’est donc le retour du mois anglais que nous organisons avec mes copines Cryssilda et Lou pour la 4ème année consécutive. Un petit rappel sur les livres qui sont acceptés dans ce challenge : ils doivent être écrits par un auteur anglais ou se dérouler entièrement en Angleterre. Et j’ai bien dit Angleterre pas Royaume-Uni ! Aucun besoin de vous inscrire à l’avance, il suffit de nous communiquer le lien de votre billet lors de sa publication sur la page du billet récapitulatif qui sera mis en ligne en juin ou sur notre page facebook.

Nous vous proposons déjà une belle liste de lectures communes auxquelles vous pouvez participer si vous le souhaitez :

LC consacrées à un auteur :

-LC Mark Watson : 1er juin

-LC ou billet hommage à Terry Pratchett : 10 juin

-LC autour d’Ann Granger : 12 juin

-LC autour de Jane Austen : 16 juin

-LC autour de Tracy Chevalier (romans se déroulant en Angleterre) : 20 juin

-LC autour de Ian McEwan : 24 juin

-LC autour de Charles Dickens : 26 juin

-LC autour de Daniel Defoe : 28 juin

-LC 200 ans d’Anthony Trollope : 30 juin

-LC autour de Conan Doyle : Date à déterminer

-LC autour de Jonathan Coe : Date à déterminer

LC sur d’autres thématiques :

-Journée polar anglais : 4 juin

-Roman historique se déroulant en Angleterre : 6 juin

-Journée littérature enfantine anglaise : 8 juin

-LC Reines et Rois anglais : 14 juin

-Journée auteurs anglais d’origine étrangère : 15 juin

-Journée autour des écrivaines anglaises du 20ème siècle : 18 juin

So have fun and read english books !

 

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Un logo signé Galéa.

 

L’astragale de Albertine Sarrazin

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Anne saute du mur de la prison où elle est incarcérée pour un braquage dans une boutique de vêtements. En tombant, elle se fracture l’astragale, l’os du pied qui s’articule avec le péroné. Anne ne peut se relever et rampe jusqu’à la route. Un homme s’arrête, comprend d’où elle vient et refuse de l’emmener. Mais il arrête pour elle une autre voiture. Deux hommes sont à l’intérieur, celui qui en descend cache Anne dans les sous-bois et promet de venir la chercher. Anne l’attend dans l’herbe, la cheville douloureuse : « Je souriais, la bouche contre les racines de l’arbre ; maintenant j’étais complètement allongée, je trempais dans l’herbe, je me glaçais peu à peu. À l’autre bout de moi, ma cheville menait grand tapage, fondait en rigoles incandescentes à chaque pulsation de mon cœur : j’avais un nouveau cœur dans la jambe, mal rythmé encore, répondant désordonnément à l’autre. »  L’homme revient chercher Anne à moto. Il se nomme Julien. Il vit de vols et autres petits larcins. Entre planques, opérations de la cheville et séjours en prison, Anne et Julien vont s’aimer follement, passionnément.

« L’astragale » à été écrit en 1964 par Albertine Sarrazin lors d’un de ses séjours en prison. Le récit d’Anne est le sien, c’est sa vie mouvementée qu’elle nous raconte. Et son histoire est totalement rocambolesque et romanesque. Rencontrer l’homme de sa vie au bord d’une route après une évasion est déjà en soi un événement qui semble irréel. Et leur vie à tous les deux ne cesse d’étonner, de fasciner. Le roman d’Albertine Sarrazin avait défrayé la chronique lors de sa sortie. En effet elle évoque de nombreux thèmes sensibles : la vie en prison, les casses, la prostitution, l’homosexualité. Ce qui frappe, c’est l’incroyable soif de liberté de cette femme prête à tout pour mener sa vie comme elle l’entend. C’est une insoumise, une révoltée voulant vivre à la marge, loin des conventions, loin de la morale. Mais surtout pas sans Julien.

Dans « L’astragale », Albertine évoque également les souffrances physiques dues à sa fracture mal soignée. Sans pathos, sans pleurnicherie, elle nous raconte sa manière d’appréhender la douleur, de dompter cette cheville qui toujours la fera boiter. « Plus jamais je n’aurai de pointe de pied, adieu talons hauts, je vais boiter et toi tu vas être la béquille d’une fille estropiée, qui ne saura pas ce que tu en attendais peut-être, qui ne saura pas même se réaliser… L’avenir trébuche : comment être maintenant audacieuse, insolente ? »

Mais que serait ce récit sans la langue d’Albertine Sarrazin ? On pense immédiatement à l’écriture de Céline. Albertine à effectivement une voix proche de celle de l’ermite de Meudon. Son style est âpre, argotique mais surtout infiniment poétique. C’est une écriture, une vraie, qui transcende son expérience et en fait de la littérature.

 Je vous recommande donc la lecture de « L’astragale » pour la voix singulière d’Albertine Sarrazin et sa destinée hors du commun. Je vous conseille aussi de voir la très belle adaptation qu’en a réalisée Brigitte Sy avec les formidables Leila Bekhti et Reda Kateb.

Un grand merci aux éditions Points qui m’ont permis de découvrir enfin ce roman.

Points

Une photo, quelques mots (173ème) – Atelier d’écriture de Leiloona

chemin© Julien Ribot

17h pile. Je suis à l’heure. Pierrot, Mimile et moi nous étions donné rendez-vous ici quoi qu’il arrive, le lendemain du casse de l’agence BNP du centre-ville. Nous devions nous retrouver à l’abri des regards pour partager l’argent et disparaître de la vie des uns et des autres. Quoi qu’il arrive… on peut pas dire que le casse se soit passé comme nous le voulions.

C’est Pierrot qui a tout organisé, tout pensé de A à Z. Il avait déjà fait de la taule et était en conditionnelle. Mais personne ne veut embaucher un ancien taulard de cinquante balais. Qu’est-ce qu’il était censé faire Pierrot pour s’en sortir ? Mendier ? Pas le genre de la maison. Il était obligé de replonger. Il avait du temps pour préparer son coup. Pendant des semaines, il s’est installé dans le café en face de la BNP. Il a observé les allées et venues des salariés, des clients, des fourgons surtout. Pas d’agent de sécurité dans cette petite agence de province, c’était toujours un souci en moins. Mais il lui fallait quelqu’un de l’intérieur, quelqu’un qui pouvait le rencarder sur le système de sécurité, le coffre. C’est comme ça qu’il a recruté Mimile. Il a su détecter la lassitude dans son regard. Il portait le même complet marron jour après jour. Il avait besoin d’argent. Pierrot est très doué pour décrypter les faiblesses des autres. Mimile n’a pas été difficile à convaincre. Moi non plus d’ailleurs.

Il faut dire que depuis ma libération il y a quinze ans, ma vie n’a pas été très réjouissante. Je suis caissier dans un supermarché. Ça a bien fait marrer Pierrot qu’un ancien braqueur soit caissier ! La vie sait se faire ironique. J’avais déjà bossé avec Pierrot par le passé, il appréciait mon sang-froid. Si seulement Mimile en avait eu…

Tout se passait bien au début. Mimile avait tenu à faire partie du casse, il ne voulait pas le vivre du côté des employés. On a déboulé juste avant la fermeture. Il n’y avait qu’un client. Le directeur adjoint a été coopératif, il a mené Pierrot au coffre. Mimile et moi tenions en joue le client et la guichetière. Avec nos masques de reine d’Angleterre, on ne pouvait pas nous reconnaître. Et pourtant, la guichetière a reconnu Mimile, la voix peut-être. Mais pourquoi n’a-t-elle pas gardé ça pour elle ? Il a fallu qu’elle la ramène ! Mimile a paniqué, il a tiré. Tout, ensuite, est allé très vite. Pierrot est revenu en courant du coffre. La guichetière gisait au sol. Le client hurlait. J’ai tiré Mimile hors de l’agence. La sirène des cognes n’a pas tardé à retentir. Le sous-directeur avait dû se précipiter pour donner l’alerte.  Chacun est parti dans des directions différentes.

Et me voilà dans ce coin bucolique à attendre les autres. Une demi-heure que je poireaute. Ça sent pas bon. J’avais préparé un sac avec mon flingue et mon masque pour les balancer dans le lac. J’y rajoute quelques grosses pierres pour que le tout coule à pic. Bon, je ne vais pas m’attarder. Ils ne viendront plus. La peur de se montrer sûrement. Enfin, j’espère qu’ils ne sont pas fait choper. Tout ça pour ça…

Je remonte le chemin qui mène à la sortie. C’est vraiment désert aujourd’hui. Idéal pour un rendez-vous de vieux braqueurs ! Étrange quand même… ce silence ne me dit rien qui vaille. Et puis, je les ai vues. Des voitures noires qui bloquaient l’entrée du parc. Inutile de rebrousser chemin, toutes les entrées doivent être surveillées. Et je n’ai plus l’âge de tenter quoi que ce soit. Je sors les mains en l’air. Les flics me serrent. A bord de l’une des voitures, un visage familier. Mimile, bien sûr.

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Les vieux fourneaux de Lupano et Cauuet

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Après 50 ans de vie commune, Antoine doit dire adieu à sa femme Lucette. A la crémation doivent le rejoindre ses deux grands amis d’enfance : Pierrot et Mimile. Lucette et Antoine ont tous deux travaillé dans le laboratoire Garan-Servier. Elle quitta ce travail  pour créer le théâtre de marionnettes du loup en slip et parcourait la campagne avec sa camionnette rouge. Pierrot, anarchiste pur et dur, passa un an en prison pour avoir démoli une machine chez Garan-Servier. A contre-courant toute sa vie, il continue à être un activiste au sein de son groupe de non-voyants anarchistes « Ni yeux, ni maître » ! Émile, quant à lui, a fait plusieurs fois le tour du monde , a joué au rugby aux Iles Samoa et a fait des affaires en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Lucette a laissé une lettre à Antoine chez le notaire. Lui qui vénérait sa femme, a la mauvaise surprise de découvrir qu’elle a eu une aventure avec le directeur de Garan-Servier. Sa jalousie le pousse à prendre la route pour le retrouver et le tuer. A sa suite, Pierrot et Mimile cherchent à l’arrêter à bord de la camionnette rouge de Lucette. C’est Sophie, la petite-fille d’Antoine, qui les conduit.

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Voilà une bande-dessinée extrêmement réjouissante et réussie. Les trois amis d’enfance sont des personnages haut en couleur et absolument attachants. Les trois caractères sont tout de suite bien croqués. Toujours en colère, toujours prêts à en découdre, les vieux camarades nous entraînent dans un road-movie joyeusement décalé.

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Le ton est truculent, impertinent et les dialogues sont savoureux. Mais il y a aussi beaucoup d’émotions, de sensibilité. Les flashbacks nous montrent nos trois amis enfants, jouant aux pirates, une amitié profonde et inébranlable. Il nous montrent également l’histoire d’amour de Lucette et d’Antoine nous permettant de mieux comprendre la réaction violente et viscérale d’Antoine. Cette bande-dessinée met également en avant l’engagement des trois hommes. Syndicaliste, anarchiste ou baroudeur, chacun à sa manière a su défendre ses idéaux et les appliquer. Et quel plaisir de voir ces trois vieillards indignes tenir la vedette d’une bande-dessinée !

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Le scénario, les dialogues, les dessins réalistes et précis contribuent à la réussite de cette bande-dessinée. Un véritable régal que je vous recommande de toute urgence. Vivement la lecture du tome 2 !

La blonde aux yeux noirs de Benjamin Black

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 « Un signal sonore m’annonça que quelqu’un avait ouvert la porte extérieure, puis une femme traversa la salle d’attente et fit une brève halte devant mon bureau. Le clac-clac des talons hauts sur le plancher ne me laisse jamais indifférent. J’allais l’inviter à entrer de ma voix spécialement grave, style Aie-confiance-cher-client, quand elle entra, sans frapper. » C’est ainsi que Clare Cavendish entra dans la vie du détective privé Philip Marlowe. Elle souhaite l’engager pour enquêter sur la mort de son amant Nico Peterson. Ce dernier s’est fait renverser par un chauffeur deux mois auparavant à la sortie d’un club. Riche héritière, Clare fascine tout de suite Marlowe grâce son élégance et son physique racé. Il accepte donc d’enquêter sur la disparition de Peterson. Ce dernier se révèle avoir eu une vie assez trouble, proche des milieux interlopes. Mais que faisait une femme comme Clare Cavendish avec cette petite frappe ? Philip Marlowe n’est pas au bout de ses surprises et encore moins de ses peines.

Benjamin Black, pseudo de John Banville lorsqu’il écrit des romans noirs, a décidé de faire revivre l’un des symboles du hardboiled américain : Philip Marlowe, le héros de Raymond Chandler. L’auteur lit les romans de Chandler depuis son adolescence et a souhaité lui rendre hommage. Son point de départ fut la liste de titres de futurs romans que Raymond Chandler établissait. Parmi eux figurait « La blonde aux yeux noirs ».

Le pari de Benjamin Black est parfaitement réussi. Le lecteur retrouve tout de suite ses marques. On est au début des années 50 à Bay City, au sud de la Californie. Hollywood est toute proche et attire les jeunes gens plein d’espoir et d’ambition. Les femmes ont des tailleurs cintrés, des chapeaux à voilette et des talons aiguille. Les hommes ont un chapeau mou vissé sur la tête, une cigarette au coin de la bouche et un verre de whisky à la main. Benjamin Black nous replonge immédiatement dans cette ambiance, l’imaginaire est en terrain conquis, la silhouette de Bogart se dessine devant nos yeux.

Et Philip Marlowe n’a pas changé. Il est toujours ce pessimiste loyal et au code de l’honneur impeccable. Les cuites lui font oublier les coups durs et les coups de poing. Derrière cette carapace de dur à cuire, bat un cœur sensible qui ne sait pas résister au beau minois d’une blonde aux yeux noirs. Comme toujours, l’intrigue, qui semble simple au départ, va s’avérer beaucoup plus complexe et dangereuse. Marlowe se trouve embarqué bien malgré lui dans une bien sombre affaire aux nombreuses ramifications. Et comme toujours, il aura bien du mal à se faire payer !

Derrière ce terrain bien balisé, Benjamin Black a disséminé tout au long du roman des clins d’œil à son Irlande natale. Vous croiserez à Bay City Michael Collins et la guerre d’Indépendance ou encore une citation d’Oscar Wilde. Il fallait que l’écrivain marque un peu de son empreinte l’univers de Raymond Chandler.

« La blonde aux yeux noirs » est un hommage au héros de Raymond Chandler par un très grand écrivain contemporain. L’univers de Marlowe est parfaitement reconstitué, l’intrigue tient ses promesses. J’ai pris beaucoup de plaisir à retrouver le privé le plus désabusé et alcoolisé de la littérature américaine.

Merci aux éditions Robert-Laffont.

Une photo, quelques mots (172ème) – Atelier d’écriture de Leiloona

rer© Kot

« Quand le matin le soleil venait de derrière l’hôtel, découvrant devant moi les grèves illuminées jusqu’aux premiers contreforts de la mer, il semblait m’en montrer un autre versant et m’engager à poursuivre sur la route tournante de ses rayons, un voyage immobile et varié à travers les plus beaux sites du paysage accidenté des heures. » Anne est loin, loin de ce bus qui la ramène chez elle après plus d’une heure de transport. Elle est sur une plage ensoleillée de Normandie, à Balbec avec le narrateur et sa grand-mère. La longueur du trajet d’Anne se noie dans le rythme des mots, leur poésie. Son temps devient celui de l’auteur, il est suspendu à chaque virgule, chaque point. Le vent vivifiant de la mer, son azur limpide nettoient la pluie, éclairent la nuit opaque.

Les bip bip répétés des touches d’un téléphone portable la ramènent par moments à la réalité de ce bus de banlieue. Elle s’en agace, fronce les sourcils. Comment peut-on se contenter de cette évasion numérique ?

La soif de rêve et de fiction d’Anne semble insatiable. Jamais éteinte, jamais assouvie, elle l’entraîne d’une page à l’autre, d’un livre à l’autre. Elle en oublie ses aller-retours dans des transports mal odorants, bondés, bruyants. Son esprit vagabonde, sautille de mot en mot. Il est libre.

« (…) Malheureusement ce n’était pas seulement par son aspect que différait de la « salle » de Combray donnant sur les maisons d’en face, cette salle à manger de Balbec, nue, emplie de soleil vert comme l’eau d’une piscine, et à quelques mètres de laquelle, la marée pleine et le grand jour élevaient comme devant la cité céleste, un rempart indestructible et mobile d’émeraude et d’or. » Ce soir, comme souvent, Anne manque son arrêt.

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7 femmes contre Edimbourg de Ely M. Liebow

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Au 19ème siècle à Édimbourg, sept jeunes femmes tentent de se faire admettre dans les cours de médecine. Leur scolarité fait débat avec des enseignants farouchement contre et d’autres plus ouverts comme le Dr Bell ou le Dr Watson. Les premiers estiment que les femmes n’ont pas l’intelligence nécessaire, que leur rôle est à la maison et que leur présence dans des cours d’anatomie est une grave atteinte à la décence et à la moralité. Les sept étudiantes sont durement mises à l’épreuve : insultées, couvertes de boue et autres projectiles, il leur faut beaucoup de courage pour continuer à se battre pour leurs droits. Mais la situation va changer lorsqu’elles vont être menacées physiquement et qu’un tireur les prendra pour cible.

Ely M. Liebow a fait des recherches dans le cadre d’une biographie sur Joseph Bell, médecin et professeur de médecine à Édimbourg (1837-1911). Conan Doyle s’est inspiré de ce médecin et de ses nombreuses recherches sur l’être humain pour créer le personnage de Sherlock Holmes. ELy M. Liebow s’est amusé à écrire  un roman où le Dr Bell est au centre et fait montre de talents intuitifs exceptionnels. La quatrième de couverture de « Sept femmes contre Édimbourg » est malheureusement trompeuse. Il est noté que le « récit ressemble à s’y méprendre à une aventure de Sherlock Holmes. Meurtres, énigmes, missives anonymes, flèches empoisonnées, émeutes d’étudiants, autant d’éléments qui semblent avoir pour dessein de décourager les jeunes femmes de poursuivre leur projet ». Le problème, c’est que le premier meurtre n’arrive qu’à la page 280 ! Avant cela, il s’agit plus de la situation des femmes au 19ème siècle à Édimbourg. Ce combat féministe pour rentrer à l’école de médecine n’est pas inintéressant. Il donne une bonne idée de la place de la femme à cette époque et quelle vision la société avait d’elles. L’auteur décrit également par le menu les quartiers pauvres de la capitale écossaise, les conditions de vie difficiles des ouvriers. Mais me fiant à la quatrième de couverture, ce n’est pas un livre historique que j’attendais. Le roman que je souhaitais lire ne dure que 120 pages sur 400.

L’idée de départ de Ely M. Liebow était vraiment plaisante, le parallèle entre le Dr Bell et Sherlock Holmes m’intéressait. Malheureusement, son roman est plus un livre d’histoire qu’un véritable roman policier et  à suspens à la Conan Doyle.